SELARL ou SELAS : le bon choix chiffré, pas au doigt mouillé.

TNS ou assimilé salarié, dividendes ou rémunération, charges sociales réelles sur 10 ans : la différence entre SELARL et SELAS peut représenter plusieurs dizaines de milliers d'euros par an. Ordinis compare les deux scénarios selon votre spécialité, votre niveau de revenus et vos projets, avant de coordonner le passage avec vos interlocuteurs habituels.

Deux structures, deux logiques financières opposées

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Les charges sociales ne sont pas les mêmes

Le gérant TNS de SELARL paie environ 40 à 45 % de charges sociales sur sa rémunération. Le président assimilé salarié de SELAS supporte des charges patronales et salariales pouvant dépasser 70 % du net perçu. L'écart est significatif — mais la protection sociale n'est pas la même non plus.

02

Le traitement des dividendes diffère

En SELAS, les dividendes échappent aux cotisations sociales — seule la flat tax de 30 % s'applique. En SELARL, la fraction des dividendes dépassant 10 % du capital est soumise aux cotisations TNS. Ce point conditionne souvent l'opportunité d'associer une SPFPL au montage.

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Le timing conditionne votre financement

Une SELARL en année 1, sans historique de rémunération de gérance, complique les dossiers bancaires. Ordinis détermine s'il vaut mieux structurer avant ou après le financement selon votre situation — une question que ni l'avocat ni l'expert-comptable ne posent spontanément.

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Le passage en SELARL est aussi un levier patrimonial

Lors du passage en SELARL, la société peut racheter la patientèle en nom propre. Ce rachat génère un prix de cession que le praticien perçoit — un apport disponible pour financer des locaux via SCI, ou sa résidence principale. La SELARL n'est pas qu'un outil fiscal : c'est le point de départ d'une architecture patrimoniale complète.

Les différences qui comptent vraiment

SELARL
SELAS
Statut du dirigeant
Gérant majoritaire — TNS
Président — assimilé salarié
Régime social
SSI / URSSAF + caisse libérale
Régime général (Sécurité sociale)
Charges sociales
~40–45 % de la rémunération nette
~70–75 % du salaire net (pat. + sal.)
Protection chômage
Aucune (sauf contrat Madelin)
France Travail sous conditions
Retraite
Caisse libérale — souvent moins favorable
Régime général — plus généreux
Dividendes
Soumis aux cotisations TNS au-delà de 10 % du capital
Flat tax 30 % uniquement — pas de cotisations
Souplesse statutaire
Plus encadrée (SARL libérale)
Très souple (SAS libérale)
Pour qui ?
Praticien souhaitant minimiser les charges sociales et réinvestir via SPFPL
Praticien valorisant la protection sociale et la liberté statutaire

Comparer, chiffrer, puis coordonner

Analyse de votre situation actuelle

Revenus BNC réels, charges déductibles, situation patrimoniale, projets à 5 et 10 ans : Ordinis part de votre situation concrète, pas d'un cas générique.

Simulation SELARL vs SELAS vs BNC

Rémunération nette après charges sociales et IS, capacité d'épargne, impact sur le dossier bancaire : les trois scénarios comparés sur 3, 5 et 10 ans selon vos hypothèses réelles.

Définition du timing optimal

Avant ou après le financement ? Avec ou sans SPFPL dès le départ ? Ordinis séquence les décisions pour que la structuration ne compromette pas votre capacité d'emprunt.

Coordination avocat / expert-comptable

Une fois le scénario validé, Ordinis coordonne les bons intervenants — avocat spécialisé droit libéral, expert-comptable — pour que les actes soient posés dans le bon ordre.

Comparons vos scénarios

20 minutes. Ordinis chiffre SELARL, SELAS et BNC selon votre situation réelle.

SELARL / SELAS : ce que vous nous demandez

À partir de quel revenu le passage en SELARL est-il pertinent ?

Il n'y a pas de seuil universel. En règle générale, le passage en SELARL devient intéressant à partir d'un bénéfice net BNC de 80 à 100 000 € par an. Mais ce seuil peut être bien inférieur si vous avez un projet immobilier professionnel ou si vous anticipez une transmission. À l'inverse, certains praticiens à revenus élevés sont mieux lotis en SELAS pour la qualité de leur protection sociale. Ordinis chiffre les deux scénarios avant toute recommandation.

Quelle est la différence entre le régime TNS et le régime assimilé salarié ?

Le gérant majoritaire de SELARL est un travailleur non salarié (TNS) : il cotise à l'URSSAF et aux caisses de retraite libérale. Ses charges sociales sont globalement plus faibles qu'un salarié, mais sa protection (chômage nul, retraite moins généreuse) l'est aussi. Le président de SELAS est assimilé salarié : il bénéficie du régime général, d'une meilleure retraite et d'une couverture plus large, mais les charges sociales sont sensiblement plus élevées.

Les dividendes d'une SELARL sont-ils soumis à cotisations sociales ?

Oui, pour le gérant majoritaire de SELARL. La fraction des dividendes dépassant 10 % du capital social, des primes d'émission et des sommes en compte courant est soumise aux cotisations TNS. C'est pourquoi la SPFPL est souvent associée à la SELARL : elle capte les dividendes sous régime mère-fille, sans cotisations supplémentaires. En SELAS, les dividendes échappent aux cotisations sociales — seule la flat tax de 30 % s'applique.

Peut-on emprunter avant d'avoir créé sa SELARL ?

Oui — et c'est souvent la meilleure approche. Un dossier bancaire en BNC avec 2 bilans solides est plus lisible qu'un dossier en SELARL en année 1, sans historique de rémunération de gérance. Ordinis aide à séquencer correctement : financer d'abord, structurer ensuite — ou inversement si les enjeux fiscaux l'imposent. L'ordre des décisions est souvent aussi important que les décisions elles-mêmes.

Ordinis crée-t-il la SELARL à notre place ?

Non. La création juridique de la SELARL est du ressort de votre avocat ou de votre expert-comptable. Le rôle d'Ordinis est de préparer la dimension financière : chiffrer les scénarios SELARL vs SELAS, définir le bon timing par rapport à vos projets bancaires, et coordonner les intervenants pour que chaque décision soit prise dans le bon ordre.

Le passage en SELARL peut-il me permettre de financer mes locaux ou ma résidence principale ?

Oui — c'est même l'un des leviers les plus sous-utilisés des professions libérales. Lors du passage en SELARL, la société peut racheter la patientèle détenue en nom propre. Ce rachat est financé par emprunt bancaire (porté par la SELARL), et le praticien perçoit le prix de cession — des fonds disponibles, dont la fiscalité peut être optimisée. Ce capital constitue un apport pour acquérir les locaux professionnels via SCI, ou pour financer la résidence principale. Ordinis coordonne l'ensemble : valorisation de la patientèle, financement du rachat, structuration de la SCI et dossier immobilier — avec avocat et expert-comptable partenaires. Le passage en SELARL n'est pas qu'un changement de statut fiscal : c'est souvent le point de départ d'une architecture patrimoniale complète.

Le bon statut se choisit
avant de signer quoi que ce soit

20 minutes pour comparer les scénarios chiffrés selon votre situation réelle.

Honoraires au succès uniquement — zéro honoraire si le projet n'aboutit pas.